• Au départ de Popoyan, bonne surprise : nous n'avons pas à retraverser toute la ville, nous attaquons directement par une jolie route en montée, jusqu'à bon port, soit 35 km dont 5 km de piste pierreuse.

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    Nous sommes partis de 1750 m, pour arriver à Coconuco à 2650 m, où nous campons en début d'après midi, à côté du bassin d'Agua Tibia où l'eau issue de sources naturelles sort de terre à 90° pour se retrouver dans les piscines à 38°.

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    Nous passons l'après midi d'un site à l'autre, du bassin d'eau chaude au bassin de boue et, pour finir, à celui où les petits poissons vous nettoient la peau et sur nous... ils ont du boulot !

    Le soir, il fait frais et risque de pluie. Nous transportons notre tente sous un abris devant le restaurant  car nous sommes seuls sur le site. Les colombiens envahissent celui-ci le week-end et pour les vacances scolaires.

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    Avant

    De Popayan à Coconoco et ses eaux thermales

    Après

     


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  • Nous allons mettre pas mal de temps pour faire cette partie car plus de 100 km de pistes, avec des pierres pointues encastrées dans le sol, des graviers et des trous. Nous serons sans arrêt obligés  de slalomer pour ne pas crever, casser un rayon, une jante et ne pas tomber.

    Dans les descentes, nous avons les mains tétanisées à force d'être sur les freins et nous sommes obligés de faire des pauses très souvent, aussi pour reposer nos cervicales en compote.

    La récompense, c'est que ce parcours sera le plus beau, le plus varié et le plus tranquille de notre périple.

    Au départ de Coconuco, nous sommes obligés de redescendre 12 km en sens inverse pour prendre la route de la réserve indigène de Puracé, avec son volcan du même nom encore actif.

    Nous faisons quelques courses pour être autonomes pendant au moins deux jours  car nous devons grimper jusqu'à 3200 m.

    Dès le départ, ça monte, ça monte, ça monte ! Mais le paysage en vaut le détour, la route sinue à travers montagnes et cascades. Nous arrivons à Puracé en fin de matinée, avec ses militaires campés derrières leurs sacs de protection comme si il y avait la guerre.

    Après le casse-croûte, mauvaise surprise : plus de route. Nous jonglons entre pédalage et poussage.

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

    Les petits problèmes techniques

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

    Oh hisse !

    De Coconuco à Nieva

    De Coconuco à Nieva

     

    Au bout de 32 km, nous sommes exténués et nous nous posons sous le préau d'une école (car les enfants ne sont pas scolarisés le mercredi, ils reprennent demain à 7 h).

    Nous avons eu très froid cette nuit.

    De Coconuco à Nieva

     

    De Coconuco à Nieva


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  • Nous repartons de l'école alors que les enfants arrivent et nous grimpons toujours sur cette piste très désagréable. Nous croisons deux cars avec les pneus crevés. Nous sommes dans la réserve indigène et ce doit être les oubliés car de partout ailleurs les routes sont impeccables pour desservir le reste de la Colombie.

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Coup de pompe

    De Moscopam à Neiva

     

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

     

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    La piste passe entre deux volcans : le Puracé, encore en activité, que nous verrons de loin entre deux nuages et le Pan Azucar (pain de sucre) qui dort.

    De Moscopam à Neiva

    Au loin le volcan Puracé

    De Moscopam à Neiva

    En face le volcan Pan Azucar

    De Moscopam à Neiva

      Le paysage est magnifique et changeant. Notre piste traverse la jungle, avec ses cascades et, dès que nous passons les 3000 m, il se transforme en une sorte de garrigue avec des plantes grasses et herbes de la pampa.

    De Moscopam à Neiva

     

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Nous arrivons enfin dans un petit petit village pour faire des réserves de nourriture. Nous repartons en direction de la Plata, avec un dénivelé impressionnant. Quand nous regardons derrière nous, nous nous surprenons tous les jours de ce que nous arrivons à gravir avec les vélos chargés !

    Au départ de chaque montée, nous avons tellement mal aux jambes que nous pensons toujours ne jamais y arriver. Et, au bout d'un moment, elles se mettent à tourner comme si elles avaient un moteur !

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Fougères arborescentes

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    C'est quoi ça, c'est super bon ?

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Séchage du café

    De Moscopam à Neiva

    ça rigole autour de ces deux curieux voyageurs !

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Ce qu'on n'aime pas voir en voyage...

    Le paysage diffère encore. Nous passons maintenant aux cultures, café et autres, jusqu'à la cime des montagnes, sur leurs flancs à pic. Pas une parcelle n'est épargnée.

    Epuisés, nous arrivons en début d'après midi vers une petite ferme. Ils acceptent de suite que nous campions sur leur terrasse, qui sert habituellement au séchage du café. Nous n'avons pas choisi cet endroit par hasard mais parce que nous surplombons une rivière depuis un bon moment et là, ce n'est plus un rêve ! Nous nous y retrouvons accompagnés de la jeune Zuzana et de ses  deux soeurs.

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Un bon bain à l'eau claire

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Les coqs de combat colombiens ont les cuisses rasées comme les cyclistes !

    De Moscopam à Neiva

    Et ils n'aiment pas qu'on se moque d'eux !

    Cette famille est très pauvre et c'est la première à nous offrir une boisson rafraichissante et un cacao le matin.

    A notre tour, nous leur donnerons quelques médicaments, shampoing et bonbons. C'est la larme à l'oeil qu'il nous disent au revoir.

    Le lendemain, ce sera grâce à un cycliste colombien, rencontré alors qu'on venait de nous refuser, que nous pourrons dormir vers une ferme au bout de 80 km épuisants.

    De Moscopam à Neiva

    Miler, un nouveau cycliste colombien

    Le soir, dans le bar à côté, se joue des partie de Tejo, le jeu millénaire colombien qui consiste à lancer un palet métallique sur une distance de près de 20 m, vers une cible qui est un bac incliné rempli de glaise où, au centre, se trouve un petit triangle contenant de la poudre à canon. Le jeu se joue en équipe de trois personnes, pour le plaisir d'être ensemble et de parier des bières à chaque partie.

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    Le Jeu du Tejo (la cible en rouge)

    Lorsque vous touchez la cible, cela déclenche une détonation, accompagnée de fumée !

    Il faut parfois plusieurs parties pour arriver à toucher le triangle. Je rêvais d'essayer mais personne ne m'a invité. Je demande alors la permission pendant une pause et ils me regardent d'un air moqueur car eux lancent le palet qui est comme une demi boule de pétanque à main plate et moi je le tiens à main retournée.

    Je fais un premier lancer un peu en dessous. Au deuxième, j'explose la cible. Ils sont stupéfaits ! Mais ce n'est pas pour autant qu'ils m'invitent à jouer...

    Le lendemain, en nous rapprochant de Neiva, les montagnes deviennent rouges et nous retrouvons les cultures de plaines (tabac) ainsi que les parcs à vaches et une chaleur humide accablante de 41°.

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

    De Moscopam à Neiva

     Pour Marie-Angèle : c'est quoi ce panneau ?

    Nous venons de passer la barre des 2000 km à la force des mollets. Et, nous nous reposons deux nuits dans cette ville quelconque, avant de rejoindre Villavieja, pour se taper en dessert le désert de Tatacoa (non, il n'y a pas de jeu de mots !)


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  • Mamie ont à retrouvé ta R6

    Elle est un peu cabossée mais elle a de superbes jantes

    Mamie, on a retrouvé ta R6 !

    à moins que ça soit celle ci !

     


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  • Ce désert était jadis un jardin verdoyant. Aujourd'hui aride et desséché.

    Pour nous y rendre, une jolie petite route étroite où nous ne croisons que quelques motos qui restent perplexes lorsqu'ils nous voient. Il fait de plus en plus chaud et le paysage commence à changer avec quelques beaux cactus pour annoncer le désert.

    Les vaches changent en prenant des bosses comme les dunes et des oreilles de lapins ; des chèvres, quelques cow-boys et  beaucoup d'oiseaux.

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Une piste finale en montagnes russe nous emmène à un camping dans le désert blanc de Los Hoyos.

    Sur les guides celui-ci était noté pour son côté écolo et ses toilettes sèches. Ceux-ci n'ont jamais dus si rendre... Le côté sympa était la piscine aux eaux naturelles minéralisées. Avec une température extérieure qui frôle les 50°, c'était presque obligatoire ! Aussi, ces cases de terre originales ou ces tentes pour les familles de passage.

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Maisons de schtroumpfs

    Mais là, comme nous ne sommes ni le week-end, ni la période des vacances, nous nous retrouvons une fois de plus seuls à camper.

    De Neiva au désert de Tatacoa

    L'unique WC que les pros du tourisme avaient appelés toilettes sèches était en fait un trou béant sous le bidet mais l'originalité était de faire ses besoins face au désert.

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Plus bas, vue du WC sur le désert gris

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Pipi du soir

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Caca du matin

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Nous ne resterons qu'une seule nuit à cause des moustiques qui adorent notre peau qui commençait juste à cicatriser.

    Le lendemain, nous nous rendons donc quelques km plus loin, dans le désert de Cuzco, cette fois-ci d'un ton rouge/ocre/jaune. A cet endroit, un observatoire de planètes car le soir, vous êtes servis en étoiles.

    Nous campons dans un site avec piscine mais sans moustiques et à proximité des nombreux canyons qui forment de véritables labyrinthes que nous visitons dès le matin alors que la température monte à vue d'oeil.

    De Neiva au désert de Tatacoa

     

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

     

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Les vautours sont partout !

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Les cigales ici sont de vrais ULM et malgré qu'elles n'aient pas d'hivers pour se reposer, nous pouvons vous dire quelles ont du coffre !

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Le soir arrive sur le site petit à petit tout un groupe d'enfants qui ont fait une course d'orientation d'un jour et une nuit dans les méandres du désert.

    Ils sont très bien accompagnés par des moniteurs, secouristes et toute la logistique. Nous avons cru comprendre que leurs parents travaillaient tous pour les compagnies pétrolières locales.

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Ci-dessous, la cuisine du camping

    De Neiva au désert de Tatacoa

     

    De Neiva au désert de Tatacoa

    De Neiva au désert de Tatacoa

    Les canaris finissent les miettes

     


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