Il n'y a pas de ferry pour Minorque avant quatre jours
Après une nuit très difficile sur le bateau, nous buvons un café à Toulon avant de rouler jusqu’à Six-Fours-les-plages où nous piqueniquons avant la baignade avant de chercher un camping pour prendre une vraie douche, réviser les vélos et laver du linge.
Nous trouvons le camping de la Pinède au Brusc
le patron nous dit qu'avec les risques d'incendies, nous n'avons pas le droit de nous servir de notre réchaud sauf sur une table.
Il nous prête donc une table, mais pas de chaises (Sympa).
Eux au moins ils en ont des chaises!
Le lendemain je demande au patron s'il a un compresseur pour gonfler nos vélos, il n'en a pas.
Je demande au patron s'il a 1 litre d'essence à me vendre pour mon réchaud, il n'en a pas
J'en profite donc pour lui demander s'il n'a pas deux chaises car il n'avait pas vu que nous n'en avions pas, c'est vrai à vélo, pourquoi ils n'ont pas de chaises?
Du coup il nous en apporte deux
Bravo à la solidarité dans notre beau pays !
Au camping, nous faisons connaissance d'un couple super sympa des Ardennes, ils nous avaient même sauvés de la famine en nous offrant des œufs et des yaourts.
Gaby et Jany sont deux grands sportifs, ils nous indiquent une balade qu'ils ont faite à pied, une bonne grimpette jusqu'à la Chapelle de Mai au sommet du Cap-Sicié.
Le courant est bien passé entre nous et nous sommes toujours en contact !
Les plages et les criques du Gaou très préservées
Le lendemain, nous grimpons à vélo à la Chapelle de Mai, un paysage à 360 degrés qui se mérite, nous sympathisons avec plusieurs cyclistes puis un couple dont la jeune fille est originaire des Philippines et très heureuse que nous ayons visité sont pays avec un ressenti très positif
Demain, nous devons nous lever à 5 h du matin pour prendre notre ferry pour Minorque, ça ne vaut donc pas le coup de prendre un hôtel, nous partons donc du camping en direction de Toulon en pensant dormir sur un banc, mais la population nocturne de cette grande ville ne donne pas trop envie. Nous rencontrons un jeune militaire qui nous demande d'où nous venons et où nous allons, il nous dit dommage, j'ai un appartement, mais pas de place pour les vélos, mais j'ai un bon plan pou vous, le parking souterrain en face, vous ne serez pas embêté, la porte ne ferme pas la nuit.
Nous nous installons donc, mangeons notre piquenique et commençons à nous installer sur nos matelas avec un gros doutes, car des caméras de partout, pas manqué, un gardien très désagréable descend et nous fout dehors.
Dépité, nous voyons une caserne de pompiers et tentons j'irais dormir chez les pompiers comme nous l'avons fait en Colombie.
Mais là, nous sommes en France, l'excuse du chef, le plan vigi-pirate, c'est très courant des terroristes à vélos avec plein de sacoches.
Un jeune très gêné ressort vers nous et nous dit : je ne devrais pas vous le dire, mais le parking des camions de pompiers avec la station de lavage, vous ne risquez rien, vous pouvez dormir caché derrière les véhicules, vu l'heure, nous n'avions plus le choix et c'est ce que nous allons faire.
















