Majorque est l'une des îles espagnoles des Baléares dans la méditerranées, elle est réputée pour ses stations balnéaires, ses montagnes et ses criques protégées.
Palma est sa capitale.
Nous arrivons en bateau à Alcudia vers les 11 heures et mangeons dans la vielle ville avec ses jolies rues très typiques.
Nous partons ensuite pour le Cap de Formentor, au début beaucoup de pistes cyclables et ensuite trois kilomètres à 6,5% nous emmène au col.
Arrivé en haut, des cyclistes nous applaudissent !
Du haut des très hautes falaises, un point de vue magnifique mais qui se mérite,
sur toute la baie.
Des chèvres sauvages de partout : (vu les explications ci-dessous, elle ne fait pas son âge, pas un cheveu blanc !)
Le boc des Baléares est une chèvre sauvage originaire d'Asie, elle a été introduite sur l'île de Palma il y a plus de 5000 ans. Elle serait le fruit de la reproduction de l'Ibex Bézoard et de la chèvre de crête.
On le retrouve dans la zone de la Sierra de Tramuntana une zone située au nord de l'île.
Elle serait très utile pour prévenir les risques d'incendies en nettoyant les sous-bois
Nous trouvons un endroit plat pour camper, au bord de la route, un peu en dessous du col
En face du col de Formentor, nous avons aperçu la veille une route qui monte en zigzag à travers les falaises et a l'air vraiment magnifique, elle arrive à une tour.
Nous avons très envie d'y aller, mais vu comment nous avons galéré hier avec le poids de nos bagages, Sylvie n'est pas très partante.
Je propose alors que je le fasse seul en laissant les sacoches à la toile de tente, finalement, elle change d'avis et, le matin, après avoir rechargé nos sacoches sur les vélos, nous nous y lançons avec notre fardeau et nous ne le regretterons pas.
Dans la vie, tout se mérite.
C'est parti pour deux kilomètres de grimpette avec des points de vue fabuleux, et une montée en lacets comme nous les aimons, à chaque virage, vous découvrez un nouveau paysage et du coup, la côte vous parait moins raide.
Une vielle tour domine et sous nos yeux une vue à 360° sur la mer et ses falaises.
C'est là haut qu'il faut monter!
J'ai attaqué la tour par l’extérieur!
Il n'y a pas qu'à vélo que ça monte!
Alors, ça ne valait pas le coup de monter !
Nous hésitons maintenant pour aller au cap de Formentor, car nous apercevons une longue descente qu'il va falloir reprendre en sens inverse puisqu'il n'y a qu'une seule route et ça va grimper.
Finalement, nous nous y lançons et après la descente ça remonte à travers les falaises, heureusement le magnifique paysage nous fait oublier la douleur !
Il y a énormément de cyclistes de route qui emprunte ces cols !
Il y a aussi la nouvelle mode, le ballet des tours organisés à vélo électriques
Tous sont très surpris de nous voir autant chargé, bientôt ont nous prendra pour des marginaux.
L'avantage, lorsque nous laissons nos vélos chargés devant un magasin, pas besoin d'antivol, car avec la société actuelle, celui qui nous vole nos vélos est capable de porter plainte contre nous comme il faut pédaler
Nous redescendons ensuite en fin de mâtinée à la plage de Formentor nous reposer et nous baigner, nous ferons des connaissances sympas de français, Bretons et de Bayonne
Nous espérons pouvoir camper sur la plage ce soir!
Une fois le personnel parti, nous montons la tente, nous aurons les chaises longues pour nous et la plage à proximité.
Le matin après une bonne nuit sut la plage, nous partons à froid pour le col de la Creueta avec un dénivelé de 6,5%, beaucoup de vélos de route nous encourage.
Sûr et au bord de la route, beaucoup de chèvres sauvages et de moutons, des équipes des eaux et forêt nettoient les sous-bois en coupant les arbres morts, les chèvres, elles, font le reste. Une belle complémentarité.
Pollença avec au centre ses 365 marches en pierres qui montent jusqu'au calvaire:
Petite église du XVIII siècle
Le soir, nous dormons prêt d'un refuge, c'est top, il y a des WC et de l'eau !
Le lendemain matin, nous partons en direction Soller en espérant de la descente avec tout ce que nous avons monté hier, mais déjà au bout de quelques kilomètres un panneau nous annonce déjà un autre col avec un dénivelé de 6%
Direction Soller, nous faisons une bifurcation pour visiter le monastère de Lluc
Plus loin nous apercevons la route qui monte dans les montagnes.
Ouf, ce tunnel nous sauve lavie!
De partout, des canaux d'irrigation!
Enfin arrivé à la ville de Soller
J'ai bien peur que Sylvie soit tombée amoureuse d'un autre vélo !
Soller étant entouré de Montagne, nous partons sans surprise par de la montée, nous cherchons un endroit pour camper un peu au-dessus de la ville, car c'est notre journée de repos, mais c'est raté que des propriétés privées et des barrières de partout.
Un peu plus loin, nous apercevons Col de Soller à 7.5 km et dénivelé 5,5%, nous roulons quelques kilomètres et apercevons deux directions (miracle) un panneau indique Palma par le col de Soller et un autre Palma par le tunnel.
Nous n'avons pas envie de nous taper le col en plein après midi alors, nous allons prendre le tunnel. Arrivé devant, un panneau interdit aux piétons et vélos, Oups !
Tant pis, nous n'avons plus envie de grimper et allons braver l'interdiction, nous montons nos feux clignotants à l'arrière des vélos et c'est parti, mais pas pour longtemps.
Les voitures nous klaxonnent et ils nous font des grands signes et au début du tunnel une barrière se ferme, une caméra nous a repérés.
Du coup, résigné, nous prenons le col !
La montée n'était pas désagréable, les paysages ont atténué nos souffrances.
Ensuite en bas de la descente, nous trouverons un endroit pour camper sur une espèce de parking avec quelques épaves de voitures accidentées et une caravane abandonnée.
Non, ce ne sera pas un spot de rêve cette fois-ci !
Nous arrivons à Palma pour prendre nos billets de bateau pour Neiva en Espagne.
Plus tard, nous nous apercevons qu'il serait mieux d'arriver à Barcelone pour la suite de notre périple, nous retournons au guichet et il nous change notre billet sans problème, par contre, nous arriverons à Barcelone de nuit !
C'est pour rire, je ne veux pas encore porter tout ça !
Demain matin, nous devons être au port à 7 heures, nous trouvons un endroit pas très loin surplombant la mer, pour la nuit.
Parlons des ferrys, le seul moyen de transport que nous n'avons pas apprécié de notre périple !
Pourquoi ? Eh bien, ils nous ont bouffés le bilan carbone de notre voyage, en naviguant à moitié vide et en laissant tourner leurs moteurs des heures avant pour que la clim fonctionne à merveille !
Et bien sûr, nous n'avions pas le choix, il n'y avait pas de pédalos !
Malgré le site magnifique où nous avons campé, nous n'avons pas très bien dormi à cause de jeunes qui faisaient la fête et hurlaient à quelques mètres de nous et à une chose que nous n'avions pas pensé en étant sûr la route du port, c'est le ballet incessant des camions et voitures pour les premiers départs de bateaux.
Notre spot pour la nuit le long de la route du port
Le nôtre aura une bonne demi-heure de retard et ça ne sent pas bon pour l'arrivée à Barcelone.
En effet, nous arrivons de nuit avec un grand stress, et les gars du bateau ont la bonne idée de faire partir les camions avant nous, ce qui nous révolte, car nos vélos sont devant proche de la sortie.
Nous respirons tous les échappements des camions et sommes révoltés, nous nous prenons de gueule avec les gars du personnel, ils ne veulent rien savoir alors, nous ne les écoutons pas et fonçons vers le port.
Ils sont comme des fous, nous ne retournons pas, au bout la police nous arrête, mais super sympa, juste pour nous dire qu'il faut mettre les phares, nous les installons et repartons dans cette ville immense, mais avec des pistes cyclables de partout et en dehors des rues, dans les espaces verts, ils sont vraiment au top sur ce point.
Nous voulions essayer de trouver un parc pour passer la nuit, mais notre GPS fait encore des siennes et nous nous retrouvons à dormir sur un banc !
Nos matelas à mémoire de forme
Nous aurions peut-être dû mettre une boîte, on nous aurait peut-être mis des pièces !
Nous partons en direction de Martorell, des pistes cyclables de partout en dehors des routes, nous avons beaucoup à apprendre dans notre pays.
Nous nous arrêtons à une fête en ville
Vous ne pouvez pas la rater!
Quand la pluie s'en mêle!
Elles font partie des paysages, les porcheries industrielles aux odeurs insupportables et ceci durant tout notre périple en Espagne, ajoutée aux camions de transports de porcs ou de purin qui nous dépassent en nous en mettant plein les narines. Ce qui nous a dégoûté de manger de la charcuterie.
En plus, comme le temps est à la pluie, de partout, les agriculteurs avec leurs gros tracteurs épandent leur lisier
Aujourd'hui, le GPS Google Map vélo nous emmène par des chemins en graviers et en terre à travers les champs et nous allons passer devant une ferme usine ou des milliers de vaches sont alignées dans la boue et des cages pour engraisser les veaux sur des centaines de mètres et en plein soleil
(ils ont réinventé les camps de concentration)
Rajoutés à ceci, des milliers de pneus recouvrent d'immenses silos
Nous avons tellement été dégoutés que nous avons pris très peu de photos !
Je dois sentir des pieds
Enfin! un vrai troupeau avec un vrai berger, c'est très très rare ici!
Dans tous les villages, des nids de cigognes et c'est drôle qu'à cette époque de l'année, elles soient encore dedans !
Notre nouvelle chambre !
Un après-midi d'enfer, nous roulons sous une pluie battante et nous trompons deux fois de directions, des locaux nous remettent sur le bon chemin !
Sur la route, des milliers d'escargots n'ont pas compris qu'il ne faut pas traverser la route même si c'est agréable d'avancer sur du bitume mouillé (sauf pour nous)
Ce sera un génocide, un craquement permanent sous nos pneus !
En fin d'après midi, nous apercevons un hangar avec de la paille, ce sera une aubaine pour nous, il faudra juste faire très attention en faisant la popote de ne pas déclarer un incendie.
Quoiqu'une paire de nuits en prison, on serait au moins au sec !
Le lendemain, c'est le vent qui est de face, comme d'habitude, car c'est reconnu, le vent n'aime pas les cyclistes et en plus avec les sacoches, c'est tout juste si nous ne reculons pas !
Toujours des cigognes!
Une super nuit au chaud
Le soir, il fait très froid et nous cherchons un abri pour la nuit, nous sommes en pleine campagne et apercevons une jolie petite cabane, je vais voir à pied, il y a un cadenas sur la porte, mais il n'est pas fermé, dedans tout est repeint en blanc, une fenêtre en PVC, une cheminé, une brouette et quelques outils. Il y a beaucoup de canaux d'irrigation en Espagne et nous pensons qu'elle appartient aux ouvriers qui les nettoient.
Du coup, chaque fois qu'il passe une voiture sur la route proche, nous éteignons nos lampes frontales pour ne pas nous faire repérer
Nous arrivons enfin dans le parc Naturel du désert des Bardenas et nous rendons à Tudela dans l'intention de louer une voiture.
Nous nous renseignons au syndicat d'initiative sur les auberges de la ville et les loueurs de voitures. La dame qui parle bien français nous le déconseille, car il pleut toutes les nuits et les pistes sont très boueuses, si nous avions un pépin ou que nous restions enlisés, les assurances ne nous couvriraient pas !
Jamais nous n'aurions pensé faire un désert boueux, du coup la meilleure solution, c'est de prendre une auberge dans laquelle nous laisserons les sacoches pour faire la visite à vélo
Le fleuve Ebre
En arrivant à Tudela rencontre avec un cyclo ukrainien super sympa qui est parti de chez lui pour un grand périple (nous nous demandons pourquoi ?)
Le pauvre a une prothèse totale bras et main, ce qui ne doit pas faciliter la tâche pour rouler !
Chercher l'erreur ! Encore une cigogne sur le toit
Un parano à mis des caméras de partout sur son mur!
Au restaurant en ville, nous faisons connaissance avec un couple très sympathique du Périgord : Véronique, Jean-Marie et leur fille Julia .
En discutant, nous nous rendons compte qu'ils sont la chambre en face de nous, nous allons ensuite nous revoir plusieurs fois, dans le Parc Naturel des Bardenas puis sur la route du retour en France, incroyable.
Énorme manifestation en soutien à la Palestine
C'est parti, sous l'œil bienveillant du Taureau, pour 70 km à vélo dans le parc national des Bardenas
Bizarre pour un désert, sur la piste des espèces de crabes ?
Nous partons ensuite en direction du village d'Arguedas avec ses anciennes maisons Troglodytes.
Après une bonne journée de repos, nous repartons en sens inverse pour repasser à Ejea de Los Caballeros
Cette nuit et demain, ils annoncent encore de la pluie, il faut absolument qu'on trouve un abri pour la nuit, en fin d'après midi, nous bifurquons vers le joli petit village d'Erla où nous trouvons une ferme abandonnée avec un portail en bois coulissant, nous nous enfermons dedans et après avoir un peu fait de ménage à l'intérieur, nous montons la tente. En plus, il y a un robinet avec un compteur d'eau (moralité, elle n'est pas complètement abandonnée).
Notre chambre à l’intérieur, entrée sur la gauche, ici, c'est la partie au toit écroulé.
Direction Ayerbe, la route est beaucoup plus intéressante, de la végétation, des pins, des montées, des descentes et moins de porcheries.
Tout à coup, des petits coups de klaxon derrière et ce sont nos amis du Périgord avec leur fourgon qui s'arrêtent pour nous saluer.
Plus loin, sur notre route, des rochers magnifiques : les Mallos de Riglos avec un joli village en dessous, alors que nous commençons à faire des photos, un énorme orage éclate et nous sommes obligés de rouler avec nos vêtements de pluie
La pluie n'arrête plus et nous ne trouvons rien pour nous mettre à l'abri et, en plus, nous sommes loin de la prochaine ville. Après un nouveau génocide d'escargots sur la route, sur notre gauche, nous apercevons un Hôtel fermé et à côté un abri juste couvert dessus, tant pis, c'est toujours mieux que rien.
Ce matin, nous partons assez tôt de notre abri de fortune, car ils annoncent encore de la pluie dans l'après-midi, nous enfilons nos affaires encore mouillés de la veille, c'est très désagréable. Ceux qui ne sont pas sur nous sont accrochés sur les sacoches qui servent de sèche-linge, j'ai aussi remis le panneau solaire à l'arrière pour recharger le téléphone à Sylvie qui nous sert de GPS. le soleil se lève ce matin mais malheureusement nous roulons à l'ombre. Les chaussures très humides aussi, obliger de bouger les doigts de pieds en cours de route pour les réchauffer. Comme c'est très brumeux, nous mettons aussi nos feux clignotants à l'arrière des vélos pour ne pas finir tout plat comme les milliers d'escargots que nous avons écrasés !
C'est rare ce temps en Californie!
L'après midi le temps est très couvert et il nous faut absolument un abri pour cette nuit, il y a une cabane en construction devant une petite maison, je vais frapper pour leur demander l'autorisation. personne et des cadenas de partout.
À notre avis, ce doit être une maison de campagne pour l'été.
Nous skatons donc l'abri après l'avoir tout nettoyé, car il y a un foutoir indescriptible.
Ils pourraient au moins nous remercier pour le rangement.
Mince, nous avons oublié de leur laisser notre adresse !
Je suis en train d'écrire ce que vous êtes en train de lire (étonnant non !)
Quelques kilomètres après être reparti, nous subissons des trombes d'eau et nous arrêtons sous un abri prêt d'un cimetière pour manger
Il y a à côté un robinet à l'eau de source où les locaux viennent faire le plein et repartent avec des bouteilles plein le coffre.
Le long du mur du cimetière, il y a une jolie maisonnette en pierre, nous nous disons que vu le temps qu'il fait, nous pourrions passer la nuit ici, nous avons des jeux de société pour nous occuper !
Je profite d'une accalmie pour vite aller voir s'il y a une porte ouverte et, en fait, tout le côté est ouvert, car ce sont des caveaux en étage.
Du coup, ça ne sera pas pour nous, ils n'acceptent que les longs séjours
Nous repartons donc pour la ville frontalière de Canfran où nous trouvons une auberge avec un local pour nos vélos, un vrai lit, une vraie douche chaude, des radiateurs pour sécher nos affaires et des prises pour recharger téléphones, PC et appareil photo.
Le voyage à vélo nous fait vraiment apprécier le confort que nous oublions tellement vite !
Ce qui est extraordinaire à Cafran c'est la gare qui est immense. Pour aller en France, nous avions deux solutions, passer par le tunnel, mais il est interdit aux vélos ou bien par le col de Somport à 10% de dénivelé sous la pluie.
Nous demandons donc à l'office du tourisme si la gare marche toujours et bien, non pas de bol ! seulement dans quelques années
Hier, nous avons donc essayé de faire du vélo stop pour nous emmener de l'autre côté du tunnel et bien ça n’a pas marché du tout.
Étonnement, ça ne marche qu'à Pékin-Express (Ah, mais je viens de comprendre, c'est grâce aux caméras, il fallait qu'on montre la Go-pro !)
Cette gare aux dimensions monumentales — aussi grande que la gare parisienne de Saint-Lazare — par rapport à la modeste localité desservie, située à près de 1 200 mètres d'altitude, est mise en service en 1928 mais ne connaîtra jamais le trafic escompté. Depuis 1970 et l'interruption du trafic côté français, la gare n'est plus qu'un terminus de la ligne espagnole. Le bâtiment principal qui n'est plus utilisé comme gare est longtemps laissé à l'abandon avant de connaître une rénovation dans les années 2000 et 2020 en vue d'une transformation en hôtel et avec la réouverture espérée de la ligne côté français.
Impressionnante la gare!
Devant la gare, nous faisons connaissance avec un couple breton, Mona et Domi et le courant passera très vite entre nous, du coup le soir, nous nous retrouverons à la même table au restaurant et sommes toujours en contact !
Hier soir, le personnel de l'office du tourisme nous a dit qu'il y avait des cars qui montaient au col de Somport et qu'ils accepteront de mettre nos vélos. Nous restons sceptiques, car entre un ...
Depuis la frontière, les paysages des Pyrénées et les petits villages bordés de rivières sont magnifiques, fini les élevages industriels, un plaisir de voir des petits troupeaux de vaches, moutons et chèvres.
Quelle chance,nous arrivons enfin à Pau (pléonasme ?)
Arrivé à Pau, nous reprenons la pluie et il fait assez froid. Nous allons jusqu'à la gare et demandons à une dame qui fait le ménage si nous pouvions manger au chaud à l’intérieur, car nous en avons marre et voulons voir s'il y avait des trains pour nous rapprocher de chez nous : Saint-Étienne, Montpellier ou Bézier, il fait peu certainement plus chaud dans le Midi.
La dame nous dit que le guichet ouvre à 11 h 30.
Je vais donc voir le gars, ils étaient deux et je ne suis pas tombé sur le bon, j'avais vraiment l'impression de l'emmerder !
Nous étions complètement dans le sketch de Chevallier et Laspalès: le train pour aller à Pau
Pour aller à saint Etienne, le train passe par Paris (en réalité, c'est vrai, j'ai demandé à un pote de la SNCF, il n'y a pas de ligne qui traversent le centre de la France)
Ensuite, tous les trains qui acceptent les vélos non démontés sont complets pendant trois jours.
Après il y aura nous un train qui va arrive à minuit et demi à Montpellier (déjà pas le top) puis un changement de gare avec 20 minutes avec nos vélos chargés le temps de trouver le quai ce n'est pas très jouable. Même lui n'y croit pas trop (dans le sketch : y 'en a qui ont essayé !)
Du coup Sylvie à une idée, et si nous prenions un train pour Toulouse cette après midi !
Du coup, c'est ce que nous ferons et de Toulouse prendrons le canal du midi jusqu'à Bézier
C'est ensuite parti pour le canal du midi que nous avions fait en 2003.
Il a beaucoup changé, en bien pour certaine partie et en général beaucoup moins bien pour l'ensemble. Comme on dit, il ne faut jamais refaire ce que nous avons déjà fait, que ce soit un pays où un lieu, car nous sommes souvent déçus !
Déjà les allées de platanes n'existe pratiquement plus à cause du Chancre bactérien, ils ont donc remplacé par des tilleuls, des chênes d'Amérique et autres espèces qui vont mettre longtemps avant d'atteindre l'age adulte et n'aurons jamais le charme du platane, du côté de Toulouse la piste a été bétonné et il y a beaucoup de banc ou table de pique-nique, ensuite, c'est la cata, même pour les points d'eau qui sont très rares. Aux alentours de Carcassonne, la piste et les abords du canal sont très mal entretenus et c'est plus du VTT que du vélo de randonné.
Pour ceux qui ont des vélos avec remorque ou des tricycles, il ne faut même pas y penser, même vers les bornes pour empêcher les voitures de passer, vous ne passerez pas.
Les éclusiers aussi sont en train de disparaitre, il y en a un pour plusieurs écluses !
Heureusement qu'il reste quelques platanes !
Le soir, comme il fait très humide le long du canal, nous sortons un peu pour trouver un endroit pour camper !
Nous nous posons dans un pré 500 mètres au-dessus du canal, et, à la tombée de la nuit, alors que Sylvie était en train de faire sa toilette au-dessus des broussailles, un énorme sanglier déboule derrière elle et traverse tout le pré !
En fin d'après midi le temps commence à se gâter alors Sylvie demande à une éclusière proche de la retraite s'il y avait un abri pour poser notre tente, les locaux sont immenses, mais elle trouve cinquante excuses pour ne pas nous accueillir.
En fait,elle nous a fait plus perdre de temps qu'autre chose ! dans l'après midi, nous avions demandé de l'eau vers une gardienne d'écluses, on aurait dit qu'ont lui demandait la lune, elle nous en a donné, mais vraiment à contre cœur et sans aucun sourire.
Nous bifurquons donc jusqu’à des hangars de viticulture et apercevons un jeune homme qui jouait au ballon avec son fils et lui demandons la possibilité de camper à l'abri.
Il nous répond, je vais vous chercher la propriétaire !
La dame vient à notre rencontre et ne nous dit pas de soucis, vous pouvez vous mettre dans le hangar, mais sur les côtés, car demain matin s'il ne pleut pas les ouvriers sortent les tracteurs !
Nous nous installons donc et un moment plus tard elle vient nous dire : vous viendrez boire le café.
Nous sommes le 1 novembre et ils sont en famille avec des amis, nous acceptons et passons un super moment avec eux.
Ensuite, nous retournons à notre tente et elle nous invite à prendre le repas du soir avec eux et il y aura aussi le petit déjeuner le lendemain.
C'est la première fois que nous sommes accueillis comme ça et en garderons un très bon souvenir.
La dame qui était viticultrice avec son mari est maintenant seule, elle était accompagnée de sa fille et une de ses petite fille.
Les ouvriers s'occupent des 40 ha de vignes, nous sommes dans l'Aude
Notre gentille famille d'accueil !
Toujours sous la pluie, nous allons faire nos courses à Carcassonne, mais le mauvais temps enlève tout le charme de cette jolie ville
Un éclusier qui fait des sculptures originales que pouvez acheter
Dommage nous n'avons pas la place!
J'irai dormir chez vous !
Le soir, la pluie menace encore et nous sortons du chemin du canal pour retenter, j'irais dormir chez vous ! nous apercevons un hameau avec un hangar attenant à des bâtisses. Nous sonnons, un chien aboie, mais personne ne répond, nous refaisons le tour et sonnons à une autre porte, un gars sort et nous dit, la propriétaire est de l'autre côté.
Nous y allons, elle nous ouvre et de suite nous dit, oui, vous pouvez sous le hangar, mais avec la pluie, le toit en tôle fait du bruit.
Tout à coup, elle nous dit, mais au fait, j'ai un gite qui n'est pas loué, vous pouvez vous installer où vous voulez, il y a une chambre en haut ou en bas, une salle de bain et une cuisine.
Le top du top !
Le lendemain, nous allons lui dire au revoir et la remercier, elle nous offre le café et des gâteaux maison et nous dit, si vous voulez avec le temps qu'il fait, vous pouvez rester plusieurs jours !
Nous discutons beaucoup, cette dame était aussi viticultrice avec son mari qu'elle a aussi perdu, ensuite, elle a adhéré aux gites de France puis maintenant, elle ne veut plus s'embêter et les louent à l'année. C'est une femme intègre qui a le même langage que nous et nous nous entendons à merveille, nous ne la remercierons jamais assez pour son accueil !
Alors que nous sortons dans une ville pour faire des courses deuxième crevaison.
je répare à l'abri de la pluie sous le porche d'une église et un viticulteur me dit de le suivre chez lui pour finir de gonfler le pneu à 5 kg.
Quatre novembre, je n'avais pas demander de la pluie pour mon anniversaire!
Pourquoi y a t'il 9 canards ? Jeu 100% logique, la réponse est sous vos yeux
Béziers les 9 écluses de Fonseranes. Réponse, et bien ( un canard par écluse)
Nous partons ensuite en direction du Cap d’Agde, Sète puis Montpellier où nous prendrons un train pour Vienne.
Les dunes étant protégées par des barrières et c'est une bonne chose, nous campons un peu plus loin derrière les roseaux.
le reste de notre parcours jusqu'à Montpellier, un énorme vent de côté, de face et jamais dans le dos ne va pas nous facilité la tache!
De Béziers à Montpellier, nous n'avons pratiquement pris que des pistes cyclables entièrement sécurisées, et, pas que le long de la plage, une partie est parallèle à la route nationale.
Regarder messieurs les élus de la Loire et du Rhône comme elle sont belles !
Vous et vos beaux discours qui voulez privilégier soi-disant les déplacements à vélo, nous attendons toujours une Lyon Saint Etienne (nous, on s'en fout que vous ne vous entendiez pas)
Ah, mais c’est vrai, vous ne roulez pas à vélo, donc vous ne pouvez pas comprendre !
Et parlons aussi de la Via Rhona entre Vienne et Lyon (La Cata)
Enfin arrivé à Montpellier, nous prendrons un train pour Vienne avec un changement à Avignon qui ne sera pas une partie de plaisir.
Une fois à Vienne, nous serons de nouveau accueillis par la pluie, mais heureusement, arrivé à Dargoire invitation pour manger ce soir chez Serge et Dany pendant que notre maison chauffe.
Si ça, ce n'est pas super comme arrivée !
Merci à tous ceux qui nous ont accueilli
THE END
Voici maintenant la vidéo de ce périple de deux mois au départ de la maison.